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Gaz naturel : Les investissements mondiaux atteignent 330 milliards de dollars

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Les dépenses liées au gaz naturel devraient atteindre un niveau record en 2026, en raison de la baisse des investissements pétroliers, selon l'AIE.

 

 

Les investissements mondiaux dans les projets de gaz naturel devraient progresser de plus de 10 % cette année pour atteindre environ 330 milliards de dollars, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Il s'agit de leur niveau le plus élevé depuis dix ans, tandis que, dans le même temps, les dépenses en amont dans le secteur pétrolier reculent pour la troisième année consécutive.

Dans son rapport World Energy Investment 2026, l'Agence internationale de l'énergie souligne que les marchés mondiaux de l'énergie restent perturbés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui ont affecté le trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz et entraîné des interruptions de production dans la région.

Dans ce contexte, les entreprises réorientent leurs investissements, avec une hausse des dépenses dans le gaz naturel liquéfié (GNL), les énergies renouvelables et le charbon, afin de sécuriser les approvisionnements énergétiques mondiaux.

Des investissements record tirés par les renouvelables et le nucléaire

Selon les données de l'AIE, environ 2.200 milliards de dollars ont été consacrés aux énergies renouvelables, au stockage de l'énergie, aux réseaux électriques et aux carburants à faibles émissions. À l'inverse, moins de 500 milliards de dollars sont dirigés vers l'approvisionnement en pétrole.

Le rapport explique que la croissance de la demande de gaz naturel est principalement portée par les projets de GNL américains, même si le contexte actuel incite les importateurs asiatiques à la prudence vis-à-vis de leur dépendance.

Par ailleurs, les investissements dans le charbon ont atteint leur plus haut niveau depuis 14 ans, à 180 milliards de dollars, soutenus notamment par la Chine et l'Inde. Le nucléaire connaît également un regain d'intérêt, avec 80 milliards de dollars de dépenses attendues cette année.

Le cuivre, moteur des investissements miniers en Afrique

En ce qui concerne l'Afrique, le rapport précise que le cuivre a concentré l'essentiel des investissements dans les nouveaux projets de minerais critiques au cours de la dernière décennie, notamment en République démocratique du Congo (RDC) et en Zambie, principaux producteurs du continent.

Le document fait également état d'un doublement des investissements dans les projets dits " greenfield ", c'est-à-dire développés sur des sites vierges, sans infrastructures préexistantes. Ces dépenses sont passées d'environ 3,5 milliards de dollars en 2016 à plus de 7 milliards en 2024, dont plus de 90 % portés par la filière cuprifère.

Sur la même période, la part de l'Afrique dans les dépenses mondiales consacrées aux minerais critiques est passée de 14 % à 19 %, dans une région qui concentre pourtant près de 30 % des réserves mondiales.

Jihen Mkehli

 

Publié le 02/06/26 08:52

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